Mot de M. Koïchiro Matsuura, conférencier d’honneur
Il me fait bien plaisir d’agir en qualité de conférencier d’honneur. Je crois en effet très opportun d’organiser un colloque international sur la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel, qui est un élément crucial de la diversité culturelle, trésor de l’humanité. Je salue chaleureusement le Conseil québécois du patrimoine vivant pour son initiative d’organiser cet événement dans la belle ville de Québec, ville du patrimoine mondial, et plus généralement le gouvernement du Québec pour son effort renforcé de préserver et de développer le patrimoine culturel immatériel au Québec.
Il demeure très urgent que tous les pays prennent des mesures de conservation durable de leurs patrimoines culturels immatériels, car de nombreuses pratiques transmises de génération en génération font face au risque sérieux de leur disparition. Afin d’éviter la perte de certains trésors de l’humanité, il est absolument nécessaire d’adopter de manière urgente des mesures de sauvegarde.
Dès que j’ai pris les fonctions de Directeur général de l’UNESCO il y a plus de dix ans, j’ai commencé à soutenir l’élaboration d’un nouveau cadre international de protection du patrimoine culturel immatériel sous la forme d’une convention internationale, soulignant que la célèbre Convention du patrimoine mondial de 1972 ne couvrait pas ce type de patrimoine. Heureusement, de nombreux pays ont immédiatement accepté ma proposition de procéder à la création d’un nouvel instrument multilatéral, qui a abouti à l’adoption de la Convention pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel en octobre 2003. Cet accord est entré en vigueur en avril 2006 en ayant été ratifié très rapidement par 30 États parties. Le nombre de pays signataires augmente d’année en année et atteint maintenant 134. Étant donné la forte popularité de la Convention, je suis sûr que le nombre de ses adhérents connaîtra une hausse dans les années qui viennent, peut-être même jusqu’à s’approcher du nombre de pays liés par la Convention du patrimoine mondial.
Je vous souhaite à tous un très bon colloque.
Koïchiro Matsuura




