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Année des langues autochtones 2019

Le DG du CQPV était de passage à RDI avec Mme Marjolaine Tshernish, directrice générale de l’Institut Tshakapesh, pour souligner l’Année internationale des langues autochtone 2019 et pour parler de l’action de l’UNESCO.

L’Année internationale des langues autochtone est née d’une recommandation de l’Instance permanente des Nations Unies sur les questions autochtones faite auprès de l’Assemblée générale de l’ONU en 2016. Le constat : 40% des 6700 langues parlées dans le monde sont menacées de disparition, dont une majorité de langues autochtones. L’Atlas UNESCO des langues en danger dans le monde renseigne notamment sur cette situation, qui met en péril plusieurs cultures et systèmes de savoir.

L’Année 2019 est donc l’occasion de promouvoir et de protéger les langues autochtones et d’améliorer les conditions des locuteurs. Elle met en lumière des aspects déjà contenus dans bon nombre d’instruments normatifs internationaux, qui visent notamment des droits égaux, la dignité pour tous, l’autodétermination des peuples, le droit de vivre dans sa langue et le respect de la diversité, comme la Déclaration universelle des droits de l’Homme, La Déclaration des Nations Unies sur les peuples autochtones, la Convention sur la diversité biologique, le Programme de développement durable à l’horizon 2030 ou la Convention pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO, sur laquelle travaille plus particulièrement le CQPV.

Ces traités visent généralement la prévention, la réparation et la réconciliation, voire même, dans le cas de la dernière convention, une forme d’inspiration pour le reste de l’humanité à travers la promotion des savoirs ancestraux et des traditions orales, notamment autochtones. Ils sont l’aboutissement d’un changement de paradigme qui s’est accéléré après la Seconde guerre mondiale à l’effet de considérer l’universel dans le particulier, non plus seulement à travers une seule langue du colonisateur, une seule façon d’exploiter les ressources de la Terre, une conception monolithique des beaux-arts, une seule déité qui place l’humain au centre de la création ou encore une façon unique d’habiter le territoire. Ces traités conditionnent ensuite le droit national, à des vitesses et à des degrés variables (ils sont parfois aussi issus ou influencés par des lois nationales). La Loi fédérale canadienne sur les langues autochtones prévue pour 2019 en est un exemple attendu.

Diverses façons pérennes de revitaliser les langues autochtones sont prévues à l’échelle locale, nationale et internationale dans des secteurs variés tels que les communications, l’éducation, le sport, l’accès aux textes juridiques, les arts, etc. L’UNESCO invite les organismes, institutions et personnes intéressés à agir à titre de partenaire de l’Année 2019 à contacter l’organisation à cet effet.

Le CQPV a pour sa part initié, avec des ONG de l’ensemble des continents, ce qui est devenu une décision de l’UNESCO à l’effet d’inscrire sur les listes du patrimoine immatériel de l’humanité en 2019 des éléments en lien avec les langues autochtones, associés à des plans de développement.

Le CQPV souhaite contribuer à court terme à des actions utiles pour les langues et les traditions culturelles autochtones, dont :

  • Initier le travail de traduction de son site web vers des langues autochtones parlées au Québec;
  • Continuer le travail de concertation vers une demande de désignation ministérielle et d’un plan de développement de l’art de conter et des récits traditions orales, incluant ceux des Premières Nations et des Inuits (avec le consentement des communautés concernées);
  • Promouvoir auprès des conseils de bande le document Le patrimoine immatériel, pour la vitalité culturelle locale, réalisé en partenariat avec le MCC;
  • Publier le rapport final du Rassemblement patrimoinevivant2018.org, qui comprenait un groupe de travail sur les traditions culturelles et les langues des Premières Nations et des Inuits, tenu en collaboration avec la Commission canadienne pour l’UNESCO;
  • Initier un rapprochement entre le gouvernement du Québec et le Crespial (Centre UNESCO rassemblant 15 pays d’Amérique Latine), avec lequel le CQPV a signé un protocole d’entente.

Le CQPV entend également continuer de promouvoir l’action essentielle de ses membres et partenaires autochtones et convie les médias à inviter ces derniers tout au long de l’année pour mettre en valeur l’Année internationale.

Enfin, le CA du CQPV a mandaté son DG pour apprendre une langue autochtone. M. Antoine Gauthier a choisi l’innu. De retour fin 2019 pour voir les progrès accomplis!

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  • 23 Fév 2019 - 24 Fév 2019
    Chantez-vous bien chez nous | LIen
  • 30 Mar 2019 - 07 Avr 2019
    Festival de contes et menteries | LIen
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