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Formation en art

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Plusieurs organismes et professeurs liés à la danse trad, à la musique trad et au conte ont fait part par lettre de leur appui à la révision en cours au ministère de la Culture des programmes de formation supérieure et de soutien aux organismes de formation spécialisée en art. Ces arts demeurent à l’heure actuelle inéligibles en raison d’une non-ouverture du programme à des nouveaux joueurs depuis plus d’une décennie. Le CQPV supporte activement un soutien dirigé vers les arts traditionnels (folklore) de l’ordre de 5% de l’enveloppe totale, soit l’équivalent de 500,000$ par an.

Rappelons que sur les 2,5 millions de dollars octroyés annuellement par le MCC pour la formation, les services et la représentation dans le secteur de la danse, pratiquement aucune somme n’est actuellement dirigée vers la danse traditionnelle québécoise, et ce, malgré l’existence de près de 30 troupes ou écoles et de plus d’une quinzaine de veillées de danse régulières sur le territoire (élément patrimonial officiellement désigné par le ministre), créant ainsi une situation de concurrence déloyale. De façon plus globale, pour atteindre 1% de la formation en musique au Québec – à l’exclusion du primaire et du secondaire -, la musique traditionnelle accuse un manque à gagner annuel d’environ 750,000$ ou son équivalent en ressources. Quant à l’art de conter, il existe également très peu de ressources publiques dirigées pour sa formation.

Une inclusion des disciplines artistiques du patrimoine immatériel favorisera une mise en œuvre effective de la Loi sur le patrimoine culturel et de celle sur le ministère de la Culture et des Communications. Elle s’inscrit également dans l’esprit des conventions de l’UNESCO de 2003 et de 2005, portant respectivement sur la sauvegarde du patrimoine immatériel et sur la diversité des expressions culturelles.

Des organismes, des camps et des écoles de réputation internationale de même que des professeurs qualifiés sont déjà prêts à livrer du contenu et à enseigner des techniques artistiques de haut niveau.

La refonte des programmes de formation en art représente une excellente opportunité de prendre en compte les besoins du marché, l’effervescence actuelle des arts trad ainsi que la représentativité des conteurs, des musiciens et des danseurs trad dans la société. Le soutien espéré rendra possible, à l’instar de ce qui se fait dans plusieurs pays, une vision équitable du développement des traditions artistiques.