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Vers un code d’éthique

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Des principes éthiques sur le patrimoine vivant viennent d’être adoptés à l’UNESCO. Le CQPV a directement permis d’ajouter au libellé de la décision que « la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel, dans l’optique du développement durable, doit pouvoir s’appuyer sur des politiques publiques qui valorisent l’action culturelle ». Cet ajout a entre autres été rendu possible grâce à une conférence de son directeur à Windhoek (Namibie) en novembre 2015 ainsi qu’à sa prise de parole au nom du Forum des ONG-PCI UNESCO devant le Comité intergouvernemental de sauvegarde du patrimoine immatériel.

Le Conseil québécois du patrimoine vivant annonce l’amorce d’un code d’éthique lié au patrimoine immatériel.

Ce court code reprendra les principaux principes éthiques adoptés début juin 2016 à l’UNESCO, qui réaffirment en outre la place centrale des groupes et des communautés concernés (conteurs, violoneuses, danseurs, artisanes, détenteurs de savoirs traditionnels, représentants associatifs, organismes locaux…) quant aux revendications faites au nom du patrimoine immatériel ainsi que la nécessaire primauté de ces acteurs culturels dans le développement de leurs propres pratiques.

Une politique interne liée aux désignations fera partie intégrante du document normatif.

Résolution CQPV 16-06-04-H :  Il est proposé d’établir une politique liée aux désignations ministérielles d’éléments du patrimoine immatériel qui encadre, dans un souci de démocratie, d’éthique, de développement durable et d’accessibilité, les actions de demande de statuts légaux et les manifestations de soutien du Conseil (information, consultations, appui par lettre, aide à la rédaction, support logistique, identification des objectifs poursuivis, plan de développement souhaité, image à véhiculer, etc.). Les demandes soutenues par le Conseil devront en outre prévoir un mécanisme de concertation à l’échelle du Québec et être pilotées par les groupes ou les communautés concernés, en particulier par des instances qui incluent des membres praticiens ou leurs représentants dans leur mécanisme d’adhésion régulier et/ou par des instances dont la pratique de l’élément culturel patrimonial est inscrite dans la mission première. Ces entités devront jouer le rôle principal tout au long du processus.

En plus du code d’éthique, les membres du conseil d’administration du CQPV présenteront pour discussion et adoption devant l’Assemblée générale du 17 septembre 2016 des recommandations à l’intention du gouvernement du Canada sur la question de la signature de la Convention pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO. Celles-ci s’inscriront dans la foulée de la recommandation formelle déjà émise au fédéral le 23 mars 2013 et du document « Pour une stratégie de développement gouvernementale des pratiques culturelles traditionnelles » issu des 2e États généraux du patrimoine immatériel au Québec (2014).

Le rassemblement du 17 septembre prochain à Montréal sera également l’occasion d’établir des demandes communes concrètes au gouvernement du Québec dans le cadre du renouvellement de sa politique culturelle.

Ne manquez pas cette occasion de vous faire entendre et d’échafauder le discours de votre regroupement national!