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Le Conservatoire doit élargir son offre

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Le mandat de la société d’État inclut théoriquement la musique traditionnelle, pratiquée par bon nombre de citoyens qualifiés. Un rapport publié en 2014 par le CQPV indique cependant qu’aucune formation dans cette discipline n’est dispensée dans les conservatoires de musique au Québec (pp. 74-76). Cette situation pourrait constituer un frein à la diversité culturelle musicale ainsi qu’au développement du patrimoine immatériel au Québec. Elle instituerait en outre, en l’absence de fonds ailleurs dévolus à l’enseignement de la musique traditionnelle, une forme de concurrence déloyale envers cette dernière. Il est ainsi recommandé d’offrir des cours de musique traditionnelle instrumentale du Québec au conservatoire et de soutenir adéquatement les organismes qui offrent une telle formation.

Pour représenter 1% de la formation musicale, « L’enseignement de la musique traditionnelle accuserait au Québec un manque à gagner de plus de 750 000$ en argent public par année ou son équivalent en ressources ». Ce pourcentage correspond à un estimé très conservateur de la présence de cette musique dans l’espace public en fonction de divers paramètres (Source: État des lieux du patrimoine immatériel, pp. 75 et 85).

Rappelons que l’UNESCO recommande d’intégrer les éléments du patrimoine vivant au sein de l’éducation formelle comme mesure de sauvegarde/développement.