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Tant qu’il reste une voix

Information

réalisateur : Jean-Nicolas Orhon

durée : 52 min

année de production : 2008

 Biographie du réalisateur

J-N Orhon

En 2001, après des études en cinéma et en anthropologie, Jean-Nicolas Orhon fonde la maison de production Filmenbulle dont la mission vise la réalisation de films documentaires à caractère social ou culturel. Il y réalise notamment Asteur (2003), portant sur la survie de la langue et de la culture française en Louisiane et diffusé dans plusieurs festivals. En 2006, Jean-Nicolas Orhon coproduit Tiens ferme de Sébastien Patenaude, un documentaire-choc sur la vie après l’échec d’un suicide. En 2007, il réalise le court métrage documentaire Comptine. En 2008, il réalise le court métrage de fiction Tu t’souviens-tu? et en cosigne l’écriture. La même année, il termine le moyen métrage documentaire Tant qu’il reste une voix. Utilisant le cinéma comme outil de la mémoire et indice du temps, Jean-Nicolas Orhon alterne entre fiction et documentaire. Il travaille présentement à la scénarisation de Carrés jaunes sur fond vert, un court métrage de fiction portant sur les secrets des œuvres d’art, tout en développant un projet documentaire sur le phénomène mondial des bidonvilles — lieu de gestation urbaine qui représente aussi la mémoire et le passé d’une communauté.

Synopsis

photo tant qu'il reste...

À l’ère de l’éphémère, des phénomènes de mode et de la vie qui va de plus en plus vite, Francine Brunel-Reeves va à contresens et fait figure de rareté. Depuis bon nombre d’années, elle consacre une partie de sa vie à l’histoire d’une chanson vieille de plusieurs siècles. La Blanche Biche se transmet en effet de bouche à oreille, d’une culture à une autre, d’un océan à l’autre, depuis plus de mille ans.

En compagnie de Francine, nous suivons le trajet de cette chanson. Dans Charlevoix, Francine retrouve les gens qu’elle a enregistrés et collectés au fil des ans. En France, Francine retourne sur les traces de son passé et d’une vie déjà liée au chant. À Montréal, dans son appartement, elle nous invite à entrer dans son univers. Le temps passe et Francine ressent l’urgence de transmettre « son trésor », de léguer son savoir. Par un collage de différentes textures et matières audiovisuelles, ce documentaire propose une réflexion sur la fragilité de notre mémoire et la valeur inestimable du collectage.