single news

Charte des valeurs québécoises

crucifix-401x349

Le Conseil québécois du patrimoine vivant (CQPV) accueille favorablement la volonté du gouvernement du Québec d’assurer un État laïc pour tous.

Il n’entre pas dans le mandat de l’organisme de statuer sur des questions comme le port des signes religieux ostentatoires pour le personnel de l’État ou le visage à découvert lorsque l’on reçoit un service de l’État. Le CQPV est cependant concerné de près par la question patrimoniale invoquée dans la proposition de Charte des valeurs québécoise lancée par le gouvernement.

Pour l’organisme, l’appel à « tenir compte de notre patrimoine historique commun » eu égard à la séparation entre l’Église et l’État inquiète. En effet, le concept de patrimoine ne doit pas servir à cautionner des écarts futurs à ce principe fondamental dans notre démocratie occidentale. Si l’État est neutre en matière de religion, c’est à lui d’envoyer un signal clair de cette neutralité tant dans les actions et politiques qu’il met de l’avant que dans les symboles qu’il affiche.

Si le gouvernement désire tenir compte du patrimoine québécois, le CQPV l’invite à soutenir davantage les éléments de la culture traditionnelle et orale présents sur le territoire. Les musiciens traditionnels, les conteurs, les danseurs et les organisateurs de veillées de danse ou encore les artisans méritent en effet des ressources pour se développer à hauteur équitable avec les autres secteurs culturels comparables. Les praticiens et chercheurs en patrimoine immatériel participent activement à l’identité culturelle, à l’inclusion sociale et à la diversité culturelle du Québec et du monde.

M. Gilles Garand, président du CQPV, souhaite en outre éviter « que la façon de soutenir le patrimoine au Québec, ce soit de mettre une croix dessus! »